Intervention eau Paul Bert

Auteur : Claude et Françoise (Conflans).

En France, chacun sait avec plus ou moins d’acuité à quel point l’eau est précieuse, vitale, et pourquoi il ne faut pas la gaspiller. Mais on sait peut-être moins ce qu’accéder à l’eau représente concrètement dans le quotidien d’une famille africaine.
C’est un des points que nous avons abordé avec tous les élèves des écoles Paul Bert et Gaston Rousset au mois de mai 2011.
Nous avons dit l’eau.
L’eau puisée péniblement au puits, parfois loin du domicile par les femmes et leurs filles souvent très jeunes, et ensuite transportée sur un long trajet, les difficultés d’arrosage des cultures, l’eau à la pureté douteuse qui véhicule des maladies, l’eau à laquelle par exemple, dans les écoles, on n’avait pas accès jusqu’à maintenant pour les règles élémentaires d’hygiène…
Les enfants, très attentifs, nous ont écoutées, et les questions ont jailli, car ils étaient très surpris de ce que nous leur montrions dans un diaporama, et de ce que nous leur disions. Ils voyaient bien que la vie des enfants de Tessaoua ne ressemble pas à la leur. Que ce qui leur semble absolument nécessaire ici n’est pas forcément présent là-bas.
Les échanges avec eux ont été très fructueux. Ils ont bien pris conscience de ces différences de conditions de vie.
Nous, de notre côté, sommes impressionnées par tout le travail qui a été mené dans ces deux écoles sur le thème de l’eau. Travail qui a trouvé son point d’orgue dans une exposition et dans le « marchathon », de l’école jusqu’au Pointil, le 18 juin.
Cette collaboration entre l’Association Jitoua Conflans Tessaoua et les écoles Paul Bert et Gaston Rousset aura été une belle expérience, à renouveler, pour ajouter, par l’accès à la connaissance, une pierre à la construction d’un monde plus solidaire.