Sécurité alimentaire

La mise en place progressive des banques céréalières permet de lutter efficacement contre la faim (notamment pendant la période de soudure entre deux récoltes) et de limiter l’exode des populations villageoises vers les centres urbains.
Elle permet, par un accompagnement suivi, d’impliquer concrètement la population dans le dispositif (les villageois participent à la construction des magasins de stockage, au transport des céréales, et surtout, les représentants qu’ils ont choisis font partie des comités de gestion).
A cette occasion, une formation sur les techniques de gestion des biens collectifs et sur la vie associative est dispensée.
C’est dire l’importance, tant sur le court terme que sur le long terme, de ces banques céréalières.
Le succès initial de la création à Tessaoua d’une première banque céréalière dont la vocation est de dégonfler la spéculation sur les grains, et donc de permettre aux plus modestes de se nourrir en toute saison a permis de réaliser l’équivalent dans de nombreux villages isolés en brousse. Notre objectif vise à assurer à terme le maillage de l’ensemble des villages du canton en banques céréalières.

Tout à fait exceptionnellement, il peut arriver que nous soyons amenés à réaliser des opérations ponctuelles lorsqu’un problème d’ampleur intervient (sécheresse , inondations…). Nous intervenons aussi lorsqu’il faut résoudre dans l’urgence, car il s’agit de la survie des populations. Même si nous n’avons pas vocation humanitaire, il nous faut alors contribuer à stopper une crise qui, si elle perdurait, mettrait en péril la réussite de notre travail sur le long terme.

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